Autorisations d'Urbanisme

Potager : Réglementation et Autorisations d'Urbanisme

Temps de lecture : 12 minutes

Créer un potager dans son jardin semble anodin. Vous retournez la terre, vous plantez quelques tomates et courgettes, et le tour est joué. Pourtant, dès que vous souhaitez installer une serre, un abri de jardin pour ranger vos outils, un récupérateur d'eau de pluie enterré ou des bacs de culture surélevés permanents, les règles d'urbanisme s'invitent dans votre projet. Un potager peut aussi soulever des questions de voisinage, de limites séparatives, voire de servitudes. Cet article vous explique précisément ce que le Code de l'urbanisme impose – ou non – lorsque vous aménagez un espace potager, quelles autorisations demander selon les aménagements prévus, et comment éviter les conflits avec votre commune ou vos voisins.

Sommaire

  1. Qu'est-ce qu'un potager au sens de l'urbanisme ?
  2. Ce que dit le Code de l'urbanisme sur les aménagements de jardin
  3. Les autorisations selon le type d'aménagement
  4. Procédure complète pour déclarer vos installations
  5. Cas pratiques et exemples chiffrés
  6. Potager en copropriété : règles spécifiques
  7. Erreurs à éviter
  8. Questions fréquentes
  9. Conclusion

Qu'est-ce qu'un potager au sens de l'urbanisme ?

Le potager : une surface de pleine terre

Le potager en lui-même – la surface cultivée à même le sol – ne constitue pas une construction au sens du Code de l'urbanisme. Retourner la terre, créer des planches de culture, installer des tuteurs pour vos haricots ou poser un paillage : ces travaux ne nécessitent aucune autorisation. Votre terrain reste une surface de pleine terre, c'est-à-dire un espace non imperméabilisé permettant l'infiltration naturelle des eaux de pluie.

Le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de votre commune peut d'ailleurs imposer un pourcentage minimum de surface de pleine terre sur votre parcelle – souvent 30 à 40% selon les zones. Un potager contribue positivement à ce ratio, contrairement à une terrasse dallée ou un parking bétonné.

Quand le potager devient une "construction"

Les choses changent dès que vous ajoutez des éléments construits :

  • Serre de jardin : structure avec ossature et couverture (verre, polycarbonate, bâche)
  • Abri de jardin : stockage des outils, semences, engrais
  • Châssis de culture : coffres en bois ou métal avec couvercle vitré
  • Bacs maçonnés : carrés potagers en parpaings, pierre ou béton
  • Récupérateur d'eau enterré : cuve avec terrassement
  • Clôture ou grillage : délimitation du potager

Ces éléments créent une emprise au sol et peuvent nécessiter une déclaration préalable ou un permis de construire selon leur surface. Pour comprendre comment se calcule cette emprise, consultez notre article sur le calcul emprise au sol et surface de plancher.

Ce que dit le Code de l'urbanisme sur les aménagements de jardin

Les seuils réglementaires

Le Code de l'urbanisme fixe des seuils précis pour déterminer le type d'autorisation nécessaire :

Surface créée (emprise au sol) Zone standard Zone U avec PLU
Moins de 5 m² Aucune formalité Aucune formalité
5 à 20 m² Déclaration préalable Déclaration préalable
20 à 40 m² Permis de construire Déclaration préalable
Plus de 40 m² Permis de construire Permis de construire

Ces seuils s'appliquent aussi bien à un abri de jardin qu'à une serre. La hauteur entre également en jeu : une construction de plus de 12 mètres de haut nécessite toujours un permis de construire, quelle que soit sa surface. Fort heureusement, votre serre à tomates ne devrait pas atteindre cette dimension.

Articles de référence

Les textes applicables sont :

  • Articles R421-9 à R421-12 du Code de l'urbanisme : déclaration préalable
  • Articles R421-1 à R421-8 : permis de construire
  • Article R111-22 : calcul des surfaces

Le rôle du PLU dans votre projet

Avant tout aménagement, vérifiez le PLU de votre commune. Ce document peut imposer :

  • Des distances minimales par rapport aux limites séparatives (souvent 3 mètres)
  • Une hauteur maximale pour les annexes (fréquemment 2,50 à 3 mètres)
  • Des matériaux ou couleurs imposés (tuiles terre cuite, bardage bois, etc.)
  • Des zones inconstructibles (fond de parcelle, bande de recul)

Le PLU peut aussi interdire certaines constructions en zone naturelle (N) ou agricole (A), même pour un simple abri de 6 m². L'instructeur de votre dossier vérifiera systématiquement la conformité au règlement local.

Les autorisations selon le type d'aménagement

La serre de jardin

Une serre représente l'investissement le plus courant pour protéger vos cultures. Selon sa taille :

Serre tunnel ou châssis de moins de 5 m² : aucune formalité. Vous pouvez installer librement une petite serre tunnel de 4 m² (2 m x 2 m) pour vos semis.

Serre de 5 à 20 m² : déclaration préalable obligatoire. Une serre classique de 3 m x 5 m (15 m²) entre dans cette catégorie. Pour connaître les modalités précises, référez-vous à notre article sur la déclaration préalable emprise au sol.

Serre de plus de 20 m² : permis de construire nécessaire, sauf si vous êtes en zone U d'un PLU (seuil relevé à 40 m²).

L'abri de jardin

Même logique que pour la serre. Un petit coffre de rangement de 3 m² ne nécessite rien. Un abri de 12 m² pour stocker tondeuse, outils et récoltes demande une déclaration préalable. Au-delà de 20 m², vous passez au permis de construire.

Point d'attention : certains PLU limitent le nombre d'annexes sur une parcelle ou fixent une surface totale maximale. Si vous avez déjà un garage de 20 m² et un pool house de 15 m², vérifiez que votre abri de jardin supplémentaire reste dans les clous.

Les bacs de culture maçonnés

Des carrés potagers en bois posés sur le sol ne créent pas d'emprise au sol durable. En revanche, des bacs maçonnés (parpaings, pierre, béton) ancrés dans le sol constituent une construction. Si leur surface totale dépasse 5 m², une déclaration préalable s'impose.

À noter : même une simple terrasse adjacente à votre potager peut créer de l'emprise au sol et modifier vos seuils d'autorisation.

Le récupérateur d'eau enterré

L'installation d'une cuve enterrée de 3 000 à 10 000 litres implique des travaux de terrassement. Bien que la cuve soit invisible une fois installée, ces travaux peuvent nécessiter une déclaration préalable si le PLU le prévoit. Vérifiez également les règles sanitaires : l'eau de pluie ne doit pas être connectée au réseau d'eau potable.

Les clôtures et grillages

Clôturer votre potager pour le protéger des animaux peut nécessiter une déclaration préalable selon le PLU. Dans certaines communes, toute clôture – même un simple grillage de 1 mètre – doit être déclarée. Dans d'autres, seules les clôtures de plus de 2 mètres sont concernées. Renseignez-vous en mairie.

Si votre terrain est soumis à des servitudes d'utilité publique, des contraintes supplémentaires peuvent s'appliquer (passage de canalisations, lignes électriques).

Procédure complète pour déclarer vos installations

Étape 1 : Consulter le PLU et le cadastre

Rendez-vous en mairie ou sur le géoportail de l'urbanisme pour obtenir :

  • Le zonage de votre parcelle (U, AU, A, N)
  • Le règlement applicable à votre zone
  • Les servitudes éventuelles
  • Les distances de recul imposées

Cette étape préliminaire vous évitera de déposer un dossier non conforme.

Étape 2 : Mesurer et calculer

Calculez précisément l'emprise au sol de votre projet :

  • Surface au sol de la serre (y compris débords de toiture)
  • Surface de l'abri de jardin
  • Surface des bacs maçonnés
  • Total des constructions existantes sur la parcelle

L'emprise au sol correspond à la projection verticale du volume construit. Un auvent ou un débord de toit comptent dans ce calcul.

Étape 3 : Constituer le dossier

Pour une déclaration préalable (formulaire Cerfa 13703*08), vous devez fournir :

  • Plan de situation du terrain
  • Plan de masse (implantation sur la parcelle)
  • Plan en coupe du terrain et de la construction
  • Plan des façades et toitures
  • Document graphique d'insertion
  • Photos de l'environnement proche et lointain

Le dossier se dépose en mairie en 2 exemplaires (plus si consultation de services extérieurs).

Étape 4 : Délais d'instruction

La commune dispose de :

  • 1 mois pour instruire une déclaration préalable
  • 2 mois pour un permis de construire maison individuelle
  • 2 mois supplémentaires si le terrain est en zone ABF (Architecte des Bâtiments de France) ou en site classé

Passé ce délai sans réponse, vous bénéficiez d'une autorisation tacite. Demandez toutefois un certificat de non-opposition pour sécuriser votre dossier.

Étape 5 : Affichage et recours

Une fois l'autorisation obtenue, vous devez afficher un panneau réglementaire visible depuis la voie publique pendant toute la durée des travaux. Le délai de recours des tiers est de 2 mois à compter de l'affichage continu.

Cas pratiques et exemples chiffrés

Exemple 1 : Serre de 18 m² en zone urbaine

Situation : M. Dupont souhaite installer une serre tunnel de 6 m x 3 m (18 m²) dans son jardin situé en zone U d'une commune avec PLU.

Analyse : 18 m² > 5 m² donc autorisation nécessaire. En zone U avec PLU, le seuil de la déclaration préalable est relevé à 40 m². Une simple DP suffit.

Procédure : Dépôt du Cerfa 13703 en mairie avec plans. Délai : 1 mois. Coût : 0 EUR (la DP est gratuite).

Résultat : Autorisation accordée sous 3 semaines. M. Dupont peut installer sa serre.

Exemple 2 : Abri de jardin de 25 m² sans PLU

Situation : Mme Martin habite une commune rurale sans PLU. Elle veut construire un abri de 25 m² pour stocker son matériel de jardinage.

Analyse : Sans PLU, le seuil passe directement au permis de construire au-delà de 20 m². Un PC est obligatoire.

Procédure : Dépôt du Cerfa 13406 avec pièces complémentaires. Délai : 2 mois minimum. Si la commune est dans le périmètre d'un monument historique, l'ABF sera consulté (délai porté à 3 mois).

Coût estimé : Le permis est gratuit, mais attention à la taxe foncière qui augmentera avec la nouvelle construction, et à la taxe d'aménagement (environ 800 EUR pour 25 m² en zone rurale).

Exemple 3 : Potager en lotissement avec servitudes

Situation : Les époux Legrand ont acheté un terrain en lotissement. Ils veulent créer un potager de 50 m² avec des bacs maçonnés de 8 m² au total et une petite serre de 10 m².

Analyse :

  • Bacs maçonnés 8 m² > 5 m² = DP
  • Serre 10 m² > 5 m² = DP
  • Total : 18 m² d'emprise au sol nouvelle

Mais le lotissement a des servitudes spécifiques : interdiction de construire à moins de 5 mètres des limites et surface maximale d'annexes de 15 m² par lot.

Problème : Le projet dépasse la surface autorisée par le cahier des charges du lotissement.

Solution : Réduire la serre à 7 m² pour rester sous le seuil de 15 m² d'annexes. Une seule DP pour l'ensemble.

Potager en copropriété : règles spécifiques

Potager sur partie commune

Si vous souhaitez créer un potager dans le jardin commun de votre copropriété, vous devez obtenir l'accord de l'assemblée générale. Le syndic devra inscrire la question à l'ordre du jour et organiser le vote.

Pour des travaux sur parties communes en copropriété, la majorité requise dépend de la nature des aménagements :

  • Simple potager en pleine terre : majorité simple (article 24)
  • Installation d'une serre ou abri : majorité absolue (article 25)
  • Modification de l'aspect extérieur : double majorité possible (article 26)

Potager sur partie privative (jardin privatif)

Vous disposez d'un jardin privatif en rez-de-chaussée ? Vous êtes plus libre, mais pas totalement. Le règlement de copropriété peut interdire certaines constructions ou imposer une harmonie visuelle. De plus, si votre projet modifie l'aspect extérieur de l'immeuble (serre visible depuis la rue), l'accord de l'AG reste nécessaire.

Dans tous les cas, informez le syndic et vérifiez le règlement de copropriété avant de commencer.

Erreurs à éviter

Erreur 1 : Ignorer les servitudes existantes

Votre terrain peut être grevé de servitudes de passage, de canalisation ou de vue. Installer une serre sur un passage de canalisation d'assainissement vous expose à devoir la déplacer à vos frais en cas de travaux sur le réseau. Consultez le certificat d'urbanisme ou l'acte de propriété.

Erreur 2 : Cumuler les petites constructions sans autorisation

"Ma serre fait 4 m², mon abri 4 m², mes bacs 3 m² : je suis sous les 5 m² pour chaque." Erreur. L'administration peut considérer l'ensemble comme un projet global de 11 m² nécessitant une déclaration préalable. Mieux vaut déposer une DP unique que de risquer un procès-verbal.

Erreur 3 : Oublier les distances aux limites séparatives

Le PLU impose souvent un recul de 3 mètres minimum par rapport aux limites. Votre serre posée à 50 cm de la clôture du voisin est illégale même si elle fait moins de 5 m². Le voisin peut exiger la démolition pendant 10 ans (prescription civile).

Erreur 4 : Négliger les règles esthétiques en zone protégée

Dans les périmètres des monuments historiques (rayon de 500 m) ou en site classé, même une petite serre peut être refusée si elle dénature le paysage. L'Architecte des Bâtiments de France émet un avis conforme. Prévoyez des matériaux discrets (bois naturel, verre) plutôt que du plastique blanc.

Erreur 5 : Construire avant l'autorisation

Les sanctions pour travaux sans autorisation sont dissuasives :

  • Amende pénale jusqu'à 6 000 EUR par m² de surface construite illégalement
  • Obligation de mise en conformité ou démolition
  • Prescription de 6 ans pour l'action pénale, 10 ans pour l'action civile

Pour une serre de 15 m² construite sans déclaration, l'amende maximale théorique atteint 90 000 EUR. Même si les tribunaux prononcent rarement le maximum, le risque est réel.

Questions fréquentes

Travaux en [site classé](/ines-de-la-fressange-demolition-maison-sans-permis/) : quelles autorisations pour un potager ?

En site classé ou inscrit, toute modification du terrain peut nécessiter une autorisation spéciale délivrée par le préfet après avis de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF). Pour un simple potager en pleine terre, aucune formalité n'est requise puisqu'il n'y a pas de construction. En revanche, l'installation d'une serre, d'un abri ou de bacs maçonnés nécessite non seulement la déclaration préalable ou le permis de construire classique, mais aussi l'avis conforme de l'ABF qui peut imposer des prescriptions architecturales ou refuser le projet. Le délai d'instruction passe alors de 1 à 2 mois pour une DP. Privilégiez des matériaux naturels (bois, verre) et des teintes discrètes pour maximiser vos chances d'accord.

Travaux en copropriété : quelles autorisations pour créer un potager ?

Créer un potager en copropriété nécessite plusieurs autorisations selon l'emplacement. Sur les parties communes (jardin collectif), vous devez obtenir l'accord de l'assemblée générale des copropriétaires, généralement à la majorité simple pour un potager sans construction, ou à la majorité absolue si vous prévoyez une serre ou un abri. Sur une partie privative (jardin privatif), le règlement de copropriété peut imposer des restrictions esthétiques ou interdire certains aménagements. Dans tous les cas, informez le syndic avant de commencer. Côté urbanisme, les mêmes règles s'appliquent : déclaration préalable au-delà de 5 m² de construction. Vous devrez joindre à votre dossier l'autorisation de la copropriété.

Faut-il une autorisation pour une serre de moins de 5 m² ?

Non, une serre de moins de 5 m² d'emprise au sol ne nécessite aucune autorisation d'urbanisme au titre du Code de l'urbanisme (article R421-2). Vous pouvez l'installer librement. Attention toutefois à deux points : le PLU de votre commune peut imposer des distances minimales par rapport aux limites séparatives (souvent 3 mètres) même pour les petites constructions, et en site protégé (monument historique, site classé), une autorisation spéciale peut être exigée quelle que soit la surface. Vérifiez toujours le règlement local avant de vous lancer.

Le potager compte-t-il dans le [coefficient de pleine terre](/espaces-verts/) du PLU ?

Oui, un potager cultivé en pleine terre compte positivement dans le coefficient de pleine terre (ou coefficient de biotope) imposé par de nombreux PLU. La surface potagère non imperméabilisée permet l'infiltration des eaux de pluie et favorise la biodiversité. Elle bénéficie généralement d'un coefficient 1 dans le calcul, au même titre qu'une pelouse ou un massif planté. En revanche, les allées dallées entre les planches, les bacs maçonnés ou une serre avec dalle béton réduisent ce coefficient. Privilégiez les allées en paillage ou en graviers perméables pour optimiser votre surface de pleine terre.

Quelles sont les aides financières pour installer une serre ou un récupérateur d’eau ?

Plusieurs aides existent pour encourager l'autoproduction alimentaire et la gestion durable de l'eau. De nombreuses communes et intercommunalités proposent des subventions pour l'achat de récupérateurs d'eau (de 50 à 200 EUR selon les collectivités). Certaines régions financent les projets de jardins partagés ou familiaux. Par ailleurs, si votre serre respecte les normes de performance énergétique, vous pourriez bénéficier d'un crédit d'impôt dans le cadre d'un projet plus global d'amélioration de l'habitat. Consultez l'attestation RE2020 pour les constructions neuves ou l'attestation RT2012 pour les projets existants. Renseignez-vous auprès de votre mairie et de l'ADEME pour connaître les dispositifs locaux.

Mon voisin peut-il s’opposer à mon potager ?

Un voisin ne peut pas s'opposer à la création d'un potager en pleine terre sur votre propriété. Cultiver des légumes relève de votre droit de propriété. En revanche, il peut agir si vos aménagements lui causent un préjudice : serre construite sans autorisation ou en violation du PLU, composteur générant des nuisances olfactives, plantes invasives débordant sur son terrain. Il dispose de 2 mois après l'affichage du panneau de chantier pour contester une autorisation d'urbanisme, et de 10 ans pour une action civile en cas de non-respect des distances ou des servitudes. Pour éviter les conflits, respectez les règles d'urbanisme et privilégiez le dialogue.

Aspects thermiques et environnementaux

Performance énergétique des serres

Une serre de jardin n'est pas soumise à la réglementation thermique RE2020, réservée aux bâtiments d'habitation. Toutefois, si vous projetez une serre chauffée attenante à votre maison (véranda potagère), les calculs changent. La serre devient un local chauffé qui impacte le Bbio (besoin bioclimatique) et le CEP (consommation d'énergie primaire) de votre logement.

Gestion des eaux pluviales

Votre potager participe à la gestion durable des eaux pluviales : infiltration directe dans le sol, récupération dans une cuve. Certains PLU imposent désormais de gérer les eaux de pluie à la parcelle. Un potager avec des noues, des bandes enherbées et un récupérateur répond parfaitement à cette exigence. La DDT (Direction Départementale des Territoires) peut vous conseiller sur les techniques adaptées à votre terrain.

Conclusion

Créer un potager ne nécessite aucune autorisation tant que vous cultivez la pleine terre sans construction. Les formalités commencent dès que vous installez une serre, un abri ou des bacs maçonnés de plus de 5 m². La déclaration préalable suffit dans la plupart des cas (5 à 20 m², voire 40 m² en zone U avec PLU). Au-delà, le permis de construire s'impose.

Avant tout projet, consultez le PLU de votre commune pour vérifier les distances aux limites, les hauteurs autorisées et les éventuelles servitudes. En copropriété, obtenez l'accord de l'assemblée générale. En site protégé, préparez un dossier soigné pour convaincre l'ABF.

Respecter ces règles vous évite des amendes pouvant atteindre 6 000 EUR par m², des litiges avec vos voisins pendant 10 ans, et la possible démolition de vos installations. Un passage en mairie avant de commencer reste le meilleur investissement pour jardiner l'esprit tranquille.


Sources : Code de l'urbanisme (articles R421-1 à R421-17), Service-public.fr, Legifrance