Comment lutter contre l’imperméabilisation du sol ?

imperméabilisation du sol

Comment lutter contre l’imperméabilisation du sol ?

imperméabilisation du sol

Par définition, l’imperméabilité des sols empêche l’infiltration des eaux vers les zones sous-jacentes de la terre. Suivant cette logique, l’imperméabilisation englobe les actions rendant le sol imperméable. Utilisation de béton ou d’argile favorise l’étanchéité de la surface jusqu’à ne plus laisser l’eau s’infiltrer. La difficulté de circulation des eaux résultera de son surplus et de l’accumulation des déchets sur une surface. Comment alors lutter contre cette imperméabilisation du sol ?

Utiliser des matériaux perméables

Les solutions pour lutter contre l’imperméabilisation du sol dépendent de la nature de votre terrain. De plus, comme le sol tient un rôle de réservoir des matières organiques pour les végétaux, en étant imperméable, il perd toute sa fonctionnalité. En utilisant des matériaux perméables, vous allez donc minimiser les dégâts que peut entraîner l’étanchéité du terrain.

Pour l’entrée d’une maison, d’un centre commercial ou d’un parking, utiliser des dalles en béton perméable mélangé avec des fossés de drainage est la première solution. Essentiels pour l’écoulement de l’eau, les fossés sont des ouvrages artificiels. Cela implique l’enlèvement des embâcles et des bouchons qui peuvent survenir dans le sol. Ensuite, il faut procéder au curage du fossé pour enfin réaliser une pente d’évacuation des eaux pluviales. Le béton sera coulé au-dessus du canal et un film géotextile doit être posé pour empêcher la terre de boucher le drain.

L’utilisation d’un système herbeux en appliquant la technique de treillis de gravier ou d’herbe peut aussi constituer une solution. Idéal pour les grands parkings à usage occasionnel, les jardins et les terrasses, le feutre géotextile servi pour réaliser le treillis est une matière perméable.

Les graviers homogènes sont l’assemblage de cailloux de même dimension très perméables. Ils sont alors à prioriser. Le béton poreux comprend 15 à 35 % d’espaces vides, ce qui va permettre la circulation de l’eau et des micro-organismes. Vous pouvez aussi choisir le sable pour les joints de vos blocs. C’est aussi une matière qui laisse l’eau s’infiltrer.

Végétaliser le terrain

Technique permettant la diminution des surfaces imperméables, la végétalisation va assurer l’infiltration de l’eau. Idéale pour les grands espaces, jardins ou terrains agricoles, la plante crée un amortisseur pour les eaux de pluie. La litière (feuilles mortes ou débris végétaux) aide ces dernières à se diffuser lentement dans le sol.

D’une part, la végétation peut réduire la force de l’érosion pluviale. Grâce à sa partie supérieure (aérienne), elle peut intercepter les gouttes de pluie. Cette interception varie selon plusieurs facteurs. D’abord au niveau de la surface foliaire ou épaisseur des feuilles, puis à celui de la densité des pluies et des précipitations causées par la pluie. La végétation joue aussi un rôle de protecteur mécanique, car elle diminue l’énergie cinétique et l’effet de rejaillissement des gouttes de pluie (ou effet splash).

D’autre part, les végétations feuillues sont connues pour optimiser la qualité des sols, surtout en zone dense. Elles améliorent physiquement et chimiquement la terre en produisant la litière. Cette dernière peut retenir l’eau plus de 10 mm.

De plus, comme la plante a besoin des apports de l’eau, elle va pouvoir, au fur et à mesure, les absorber. En effet, elle est 80 à 90 % composée d’eau. Par ailleurs, une partie des eaux non absorbées par les plantes va s’évaporer tandis qu’une autre continuer à circuler dans les profondeurs de la terre. Les eaux stockées vont alors se restituer en ruissellement hypodermique. Il est alors important d’aménager le terrain de façon à favoriser le naturel et drainer l’eau vers un fossé ou une surface plus perméable. De plus, les arbres, les arbustes et les plantes contribuent à la régularisation du climat. Ils maintiennent aussi le sol grâce à leurs racines.

Réaménager les sols imperméables

Il existe plusieurs méthodes de réaménagement de terrain pour lutter contre l’imperméabilisation du sol. À commencer par la réduction de pente qui va permettre une circulation lente des eaux. Elle va aussi pouvoir les diriger vers un milieu perméable, un fossé de drainage ou un jardin. Ensuite, vous pouvez réaménager vos allées imperméables. Créez par exemple un chemin sinueux pour faciliter le passage de l’eau sur le sol grâce aux courbes.

Vous pouvez aussi opter pour la réalisation des « pas japonais ». Cheminement permettant de protéger le jardin et la pelouse, le pas japonais est un moyen d’infiltration des eaux entre chaque espace, grâce aux matériaux appropriés. Plus que de l’esthétique, ces derniers doivent être choisis selon leur perméabilité.

Pour cela, mettez en place des pavés alvéolés ou rectangulaires en plastique recyclable remplis de gravier, d’herbe ou sable pour permettre l’eau de s’y infiltrer. Vous pouvez également implanter une bande centrale engazonnée ou empierrée. Toutefois, il faut éviter d’engazonner les surfaces très sollicitées (rampes d’accès, par exemple).

Le dernier réaménagement possible concerne les toitures. Le but est de diriger l’eau du toit vers les zones perméables au sol pour éviter l’accumulation d’eau (à l’entrée de votre logement par exemple). Il est donc conseillé d’utiliser des gouttières. De plus, vous pouvez recueillir cette eau pour la réutiliser.

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