Surface imperméabilisation des sols : comment mesurer ?

Surface imperméabilisation des sols : comment mesurer ?

Surface imperméabilisation des sols

L’imperméabilisation des sols peut être utilisée lors de constructions de stationnement ou d’allées en béton. Elle peut entraîner des incidences sur le cycle de l’eau. Elle peut augmenter les risques d’inondation ou encore de polluer la nappe phréatique. C’est un phénomène à étudier dans le secteur de la construction. Plusieurs techniques permettent de détecter et de calculer les surfaces imperméables. Le résultat est essentiel pour limiter ou maîtriser les dégâts pouvant être causés.

Surfaces imperméables : les impacts sur l’environnement

Le sol est imperméabilisé par différentes transformations de terrains comme la construction d’un immeuble, une route, une allée… Le terrain est alors recouvert par divers matériaux imperméables comme le béton, par exemple, pour le rendre compact. Ce processus entraîne un changement sur l’écoulement de l’eau entraînant de multiples contraintes, surtout, au niveau de l’environnement.

Ce phénomène favorise la réduction de l’infiltration de l’eau et le volume d’eau de la nappe phréatique. Il fait augmenter le ruissellement responsable de l’érosion et des risques d’inondations. L’imperméabilisation peut aussi engendrer la pollution des cours d’eau. Il privilégie la surcharge du réseau d’égout. 

Par ailleurs, cette pratique amène à la dégradation de la biodiversité. Côté climat, elle contribue à l’augmentation des îlots de chaleur en contribuant à renforcer l’installation de microclimats artificiels.

La télédétection pour mesurer et calculer la surface imperméable du sol

Dans une zone urbanisée, une surface imperméable peut être un terrain bâti, une zone recouverte par une terrasse, un parking… 

Il existe des méthodes permettant d’identifier les surfaces imperméables et de mesurer son ampleur. Le « BD ORTHO® IRC », par exemple, permet d’obtenir une photographie aérienne infrarouge permettant de distinguer les zones perméables parmi les parties imperméables d’un terrain. Elle procure des données sur le pourcentage d’imperméabilisation sur un territoire. Sur l’image obtenue, les teintes rouges représentent la végétation. Les surfaces minéralisées quant à elles apparaissent en bleu clair.

Quelles solutions face à l’imperméabilisation ?

Ramener la surface à son état d’origine, c’est la meilleure manière de contrer l’imperméabilisation. Pour cela, il faut refavoriser l’infiltration de l’eau. 

Pour rendre un terrain perméable, la première technique est de le végétaliser. Multiplier les surfaces engazonnées, planter des arbres ou des arbustes sont d’excellentes manières pour mieux retenir les eaux pluviales. 

Vous pouvez aussi réduire les zones imperméables pour favoriser l’infiltration. Limiter la dimension des terrasses, des lieux de stationnement sont autant de solutions possibles. Sachez aussi qu’une surface plantée de végétaux retient mieux l’eau qu’un terrain engazonné. 

Modifier la structure des surfaces pour réduire l’imperméabilité des sols

Afin de contrer l’imperméabilité de vos sols, vous pouvez également procéder à des modifications sur votre aménagement. 

Il est possible de changer le profil de l’entrée principale de la maison de façon à ce que l’eau s’écoule vers un sol perméable. Opter pour l’aménagement d’une allée sinueuse permet à l’eau de s’écouler dans le jardin et non dans la rue. En outre, vous avez la possibilité d’utiliser des matériaux perméables pour concevoir vos allées ou votre entrée.

Sur le marché, des pavés perméables sont proposés aux constructeurs. Ils peuvent être mis en place pour que les eaux puissent retourner au sol. Ce matériau favorise le processus naturel permettant aux nombreux microorganismes contenus dans le sol d’assainir l’eau. Il permet de recharger la nappe phréatique. Les pavés perméables limitent le ruissellement, les risques d’inondation et les îlots de chaleur. En réduisant le sol moins compact, ce type de pavé vient à bout de l’accumulation de l’eau responsable de la formation de glace en hiver. 

Chez le marchand, plusieurs types de pavés perméables vous sont présentés. Le gravier homogène est formé de cailloux de la même taille pour mieux circuler l’eau. Le béton poreux est fabriqué sans le sable pour favoriser l’infiltration de l’eau.

D’autres matériaux comme le bloc de béton à joints espacés, l’interbloc ou le gravier fin sont aussi efficaces pour lutter contre l’imperméabilisation. 

Optimiser la perméabilité sur la toiture : comment faire ?

Pour garantir l’infiltration de l’eau sur la toiture, la méthode, la plus efficace est d’aménager une toiture végétalisée. Toutefois, la technique peut être complexe et demande l’intervention d’un professionnel. 

Il faut savoir que certaines structures ne sont pas en mesure de recevoir un toit végétalisé. D’autres solutions sont alors proposées pour mieux contrôler l’écoulement de l’eau. Vous pouvez diriger les gouttières vers les plates-bandes ou encore recueillir les eaux de pluie en vue d’arroser le jardin. 

Sur Construires.fr se retrouvent des exemples de calculs pour mesurer la surface imperméable de vos sols afin de mieux y remédier. Regardez notre site Web !

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