Comment faire le calcul d’une surface espace vert, libre et pleine terre ?

le calcul d’une surface espace vert, libre et pleine terre

Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, le calcul d’une surface à construire d’un logement est nécessaire pour déterminer les obligations administratives. En matière d’urbanisme local, la construction ou la pose d’un abri de jardin est soumise à une réglementation stricte. En effet, vous ne disposez pas d’une grande liberté pour élaborer l’aspect de votre construction. Pour procéder aux calculs des surfaces espaces verts et des pleines terres, il faut bien respecter les règles du Plan local d’urbanisme (PLU).

Espaces verts, espaces libres et pleines terres : définition

La notion d’espace vert appartient au vocabulaire d’une planification urbaine. Les espaces verts sont constitués par des terrains aménagés, arbustifs ou arborés. Ils font référence à un espace à dominance végétale (pelouse, herbes, arbres), d’origine naturelle situés dans un environnement urbain ou bâti. Ils sont également constitués des terrasses végétalisées et des « evergreen » pour les places de stationnement.

Un espace de pleine terre est une surface de terrain non bâti, libre, y compris le sous-sol. Ce sont les espaces non construits qui se trouvent sur une profondeur de 2 mètres minimum au-delà de leur surface. Il dispose d’un sous-sol perméable qui peut accueillir les plantations des espaces verts. En revanche, les aires de stationnement et leurs accès sont exclus de la surface pleine terre.

En ce qui concerne les espaces libres, ce sont les espaces non construits ou non bâtis. Une surface libre est considérée comme pleine terre si :

Ainsi, pour créer un espace vert, il faut disposer d’un espace libre dont l’état du sol répond aux conditions d’un espace pleine terre.

À quoi sert la surface d’un espace vert et pleine terre ?

En effet, la conception d’un espace vert est un projet judicieux. De nombreuses études démontrent qu’il apporte plusieurs avantages sur votre santé et aussi sur votre environnement quotidien. La mise en place de ces espaces dans une surface pleine terre permet également de valoriser le terrain. Ils reflètent une touche magnifique pour le jardin surtout pour les maisons individuelles. Ces étendues sont importantes pour l’amélioration de votre qualité de vie. De même, cette aire pleine terre est nécessaire pour limiter l’intensité des inondations et les mouvements de terrain.

Les réglementations pour aménager une espace vert pleine terre

Il existe des normes et des règles pour procéder à la mise en place d’un espace vert de pleine terre. Ainsi, il est fortement recommandé d’observer le PLU avant de se lancer. Pour cela, vous pouvez consulter l’article 13 des règlements de zone du Plan local d’Urbanisme qui concerne les « espaces libres » ainsi que les « plantations ».

Selon les réglementations imposées par le PLU, la hauteur d’un espace pleine terre doit correspondre à 50 % de la surface totale du terrain. Si le PLU exige une zone de stationnement, cette loi peut devenir une contrainte. À noter que la conception d’un espace vert sur une pleine terre exclut l’aménagement d’un evergreen. Pour ce faire, l’une des meilleures solutions est de réaliser une toiture. Pour apprécier la régularité de cet aménagement, il faut consulter les règles du PLU sur l’aspect de l’immeuble et sur les caractéristiques de la toiture.

Exemple de calcul d’une surface espace vert, libre et pleine terre

Tout d’abord, une étude de terrain est indispensable pour faire l’aménagement. À vrai dire, le calcul de la surface des espaces verts dépend de la surface pleine terre. Deçà, pour calculer la surface pleine terre, il suffit de prendre la surface des terres végétales en lien direct avec les strates du sol, puis la diviser par la surface totale de la parcelle.

Plus précisément :

Surface pleine terre = surface espace vert / surface totale de la parcelle

Pour mieux comprendre cette formule, voici un exemple concret :

Une maison individuelle de terrain de 500 m2 a pour but de concevoir un espace vert sur son espace pleine terre. Selon la règle, 50 % de la superficie totale du terrain doit être en espace vert et 80 % en pleine terre, soit 40 %. D’où :

De ce fait, il reste 300 m2 de partie constructible. Estimons ici l’emprise au sol à 200 m2, mais cela peut être plus. Donc, il reste dans cette partie constructible 100 m2 qui peut être un espace pleine terre. Ce qui nous donne :

Selon ce calcul, la perte en espace vert de pleine terre est de 100 m2, soit 20 % de l’ensemble de la superficie.

le calcul d’une surface espace vert, libre et pleine terre