RT2012 et MATERIAUX DE CONSTRUCTION

RT2012 et MATERIAUX DE CONSTRUCTION

Quels sont les matériaux de construction exigés par le règlement thermique RT 2012 ?

Pour la construction d’un bâtiment neuf ou d’une partie nouvelle d’un bâtiment existant, la Réglementation Thermique RT 2012 vous offre la possibilité de choisir parmi une large sélection de matériaux. D’ailleurs, presque tous les matériaux utilisés pour construire les maisons d’aujourd’hui répondent aux exigences d’un habitat confortable, économe et sobre en énergie.

SOMMAIRE :

1)      Le bâti de la maison : Les matériaux répondant aux exigences de la RT 2012

2)      Une bonne isolation pour répondre aux normes de la RT 2012

3)      Les exigences de résultats de la réglementation thermique 2012

4)      Les équipements correspondant à la RT 2012

5)      Les exigences de la RT 2012 concernant les surfaces vitrées

Le bâti de la maison : Les matériaux répondant aux exigences de la RT 2012

Pour construire une maison neuve selon les exigences de la RT 2012, vous êtes libre de choisir parmi plusieurs types de matériaux comme la brique, le parpaing, le béton cellulaire et le bois entre autres. Sachez que la plupart de ces matériaux répondent parfaitement aux exigences de cette nouvelle règlementation. De plus, vous devez garder en tête qu’aucun matériau n’est idéal. Que vous optiez pour les nouveaux modes de construction ou des matériaux traditionnels, sachez que tout type de mise en œuvre peut vous offrir  la possibilité d’atteindre ou même de surpasser les exigences de la RT 2012. Voici les matériaux auxquels vous pourrez opter :

  •         Le parpaing : est un matériau creux avec isolation rapportée par l’intérieur ou par l’extérieur. Vous pouvez aussi miser sur du parpaing nouvelle génération à joint mince.
  •         La brique en terre cuite : briques isolantes ou non avec isolation rapportée par l’intérieur ou par l’extérieur ou monomur isolant sans isolation rapportée.
  •         Le bloc béton isolant : ce type de matériau est fait en granulat de pierre volcanique, de ciment et d’eau avec isolation rapportée par l’extérieur et l’intérieur.
  •         Le béton cellulaire ou thermopierre est constitué de cellules d’air à 70%, de sable, de chaux et de ciment avec isolation rapportée par l’extérieur ou par l’intérieur.
  •         Le béton banché se caractérise par une voile béton avec isolation rapportée par l’intérieur ou par l’extérieur ou les deux en même temps.
  •         Le bois a pour particularité une structure poteaux-poutres avec remplissages en fibres naturelles comme la terre cuite, le chanvre ou la paille. Le remplissage peut aussi être en laine naturelle.
  •         L’ossature métallique se distingue par des poutres d’acier inoxydable avec panneaux de béton associés à un isolant ou blocs métal refermant un isolant.

Une bonne isolation pour répondre aux normes de la RT 2012

Un bâtiment à basse consommation, répondant aux normes de la RT 2012, doit avant tout accorder un soin tout particulier au bâti, à son enveloppe et à sa structure. Privilégier la performance du bâti passe avant tout par une bonne isolation. Ainsi, selon le cabinet d’études Développement Construction, l’isolation thermique par l’extérieur (ITE) est le système constructif dominant pour le logement collectif, avec 53,6% des systèmes plébiscités. Concernant le logement individuel, c’est l’isolation par l’intérieur qui prime (29,2%).

L’inertie thermique des matériaux est aussi une composante essentielle pour répondre aux exigences de la RT 2012. A priori, les lotissements actuels tendent à privilégier les structures types « briques terre cuite » de 25 cm d’épaisseur ou type « blocs béton cellulaire » – qui profitent d’une isolation répartie pouvant réduire l’impact des variations de température – en complément de rupteurs de ponts thermiques. Qui dit isolation renforcée, et donc forte étanchéité à l’air, dit aussi système de ventilation performant. En effet, la ventilation doit impérativement être adaptée en conséquence, tout particulièrement pour des raisons sanitaires (qualité de l’air) mais aussi en vue d’assurer la durabilité du bâtiment. VMC hygroréglable ou à double flux et autres puits canadien doivent donc être associés judicieusement selon le système d’isolation choisi.

Vous avez un projet ? Nous pouvons vous aider à le réaliser.

Les exigences de résultats de la réglementation thermique 2012

La réglementation thermique 2012, qui concerne actuellement toutes les constructions neuves, prévoie 3 exigences de résultats et de moyens. Ces 3 exigences constituent la base de cette nouvelle réglementation thermique : la limitation de la consommation énergétique (Cepmax), le besoin bioclimatique (Bbiomax) et une température intérieure de référence (Ticref) permettant d’assurer le confort d’été. De celles-ci découlent une série d’équipements et de solutions techniques adaptés aux besoins d’un bâtiment basse consommation. Pour en apprendre d’avantage sur cette règlementation, rendez-vous sur https://www.cohesion-territoires.gouv.fr/rt2012

Le Cepmax ou consommation énergétique maximale

Cette exigence constitue la capacité du bâtiment à réduire ses besoins en énergie et inciter les maisons à devenir écologique. Elle s’applique à 5 postes : chauffage, refroidissement, ECS (eau chaude sanitaire), éclairage, auxiliaires (de chauffage, de refroidissement, d’ECS et de ventilation). La consommation conventionnelle d’énergie du bâtiment pour ces postes doit être inférieure ou égale à une consommation maximale de 50 kWhep/m².an en moyenne. Cette obligation de consommation maximale d’énergie primaire est modulable suivant le type du bâtiment, la localisation géographique, l’altitude, la surface moyenne du logement, et selon les émissions de gaz à effet de serre et des déperditions de chaleur des énergies utilisées, mais plus votre bâtiment sera basse consommation mieux ce sera.

Le Bbiomax ou besoin bioclimatique maximal

Il s’agit d’une exigence représentant la capacité à concevoir un projet performant et confortable indépendamment des équipements utilisés. Sans dimension et exprimé en nombre de points (Bbiomax moyen = 60*), il est défini par type d’occupation selon la catégorie CE1 ou CE2 (suivant son besoin de climatisation) du bâtiment et est modulable selon la situation géographique, l’altitude, la surface moyenne de l’habitat. Il définit une exigence d’efficacité énergétique du bâti et donc une limitation du besoin en énergie pour les 3 postes de chauffage, refroidissement et éclairage artificiel. Il valorise une forte performance thermique de l’enveloppe du bâti (forte isolation thermique), une conception bioclimatique (apports solaires, éclairage naturel). Le Bbiomax reflète l’impact de la conception du bâtiment, encourage son optimisation indépendamment des systèmes énergétiques mis en œuvre afin d’avoir une isolation performante. Quel que soit votre projet de construction, vous devez faire une étude thermique indiquant que le Bbio du projet est inférieur ou égal au Bbiomax est exigée dès le dépôt du permis de construire.

La Ticréf

Elle représente la température intérieure de référence à ne pas dépasser pour garantir le confort d’été : Tic = Ticréf. Elle est calculée en utilisant les données climatiques conventionnelles pour chaque zone climatique. Huit zones climatiques sont définies (H1a, H1b, H1c, H2a, H2b, H2c, H2d et H3) ainsi que 3 classes d’exposition au bruit des infrastructures de transport (BR1, BR2, BR3).

Les équipements correspondant à la RT 2012

Dès lors que le niveau de consommation conventionnelle d’énergie primaire (Cep) du bâtiment reste sous le niveau de référence, l’utilisation de la climatisation est compatible avec la RT 2012. A priori, toutes les énergies sont compatibles avec la RT 2012. Mais, le taux de conversion utilisé pour exprimer les consommations en énergie primaire limitent certaines applications de l’énergie électrique, comme l’effet joule, d’où l’intérêt des équipements thermodynamiques (pompes à chaleur), dont le coefficient de performance compense le taux de conversion de l’énergie consommée en énergie primaire. Toutefois, dans la pratique, le choix se fait davantage au cas par cas et en fonction de la zone climatique.

Les différentes solutions de chauffage

Tout d’abord, la sélection d’un système de production de chauffage doit être associée à son réseau de distribution et de régulation. Ainsi, les solutions envisagées pour les constructions RT 2012 sont les suivantes : chaudière à condensation, chaudière bois, pompe à chaleur, raccordement réseau de chaleur, poêle à bois ou insert. Les planchers chauffants, électriques ou à eau, sont également envisageables.

En d’autres termes, grâce à son système de récupération, une chaudière à condensation assure un rendement supérieur à 100% en régime nominal. Concernant la chaudière bois automatisée, elle assure la valorisation d’une énergie renouvelable (EnR) à performance énergétique élevée, comme l’exige la RT 2012. La pompe à chaleur valorise, quant à elle, des apports d’énergie gratuits (eau, air, sol), tandis que le raccordement au réseau de chaleur favorise les EnR ou l’utilisation de déchets, tout en permettant de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre. Enfin, le poêle ou l’insert à bois se révèlent une solution intéressante pour valoriser le bois et assurer un confort thermique, au vu du peu de besoin de chauffage en maison individuelle RT 2012.

Les sources d’eau chaude sanitaire

En chiffres, la dernière étude Céquami a observé une nette baisse de la proportion de maisons utilisant les bouquets de solutions « Pompe à chaleur + eau chaude sanitaire (ECS) thermodynamique » et « PAC + ECS solaire ». C’est la chaudière à gaz, fournissant l’eau chaude sanitaire et le chauffage qui a pris le relais, une solution « plus économique et mieux maîtrisée par les professionnels, plutôt logique avec le contexte économique tendu de l’année 2012 », analyse l’étude. Bien qu’en recul, le recours à l’électricité reste encore important pour le chauffage (39 %) tandis que le bois a connu une progression (10 %).

Les exigences de la RT 2012 concernant les surfaces vitrées

La RT 2012 requiert de respecter coefficient de surface vitrée minimale (fenêtres et de baies vitrées) – 1/6 de la surface habitable – en vue de garantir le confort d’habitation et la qualité de l’architecture en bâtiment d’habitation. Cette obligation doit aussi permettre de favoriser l’éclairage naturel et ainsi économiser l’électricité.

Les parois vitrées sont désormais considérées à la fois pour leur capacité de transmission lumineuse mais également pour leurs fonctionnalités en termes d’isolation et d’apport de chaleur solaire. Afin d’effectuer le calcul du Bbio de la RT 2012 pour un bâtiment, il est donc nécessaire de disposer, pour chaque fenêtre, de ses caractéristiques techniques : facteur de transmission solaire (Sw), de transmission lumineuse (TLw) et de transmission thermique (Uw). Or, ces valeurs sont fonction des dimensions, des matériaux et des solutions employées.

Vous avez un projet ? Nous pouvons vous aider à le réaliser.