Le détecteur de fumée est-il vraiment fiable ?

Le détecteur de fumée est-il vraiment fiable ?

Pour se mettre à l’abri des incendies, il est indispensable et obligatoire d’installer un détecteur de fumées. Pourtant, il suscite toujours autant d’interrogations. Certains se demandent si le détecteur ne va pas se déclencher de façon intempestive, à cause de la fumée de cigarette ou de la cuisine par exemple ? Ou s’il va réellement pouvoir les réveiller la nuit en cas d’incendie si on n’a pas vu que ses piles étaient épuisées ? Nous allons voir dans cet article si le détecteur de fumée est vraiment fiable pour sécuriser son habitation.

Quel est le rôle d’un détecteur de fumée ?

Pour commencer, rappelons que ce dispositif capte le départ d’une fumée et vous alerte par une alarme sonore. Son rôle est de limiter les risques d’incendie. Pour ce faire, il repère la fumée dans l’air même en petite quantité, à l’aide d’un capteur. Il existe plusieurs types de détecteurs de fumée, comme le détecteur de fumée optique et le détecteur de fumée thermique. De nos jours, on a tendance à opter pour le détecteur de fumée optique.

Fonctionnement d’un détecteur de fumée optique

Ce type de détecteur est doté d’une diode électroluminescente LED et d’une cellule photo-électrique pour le capteur. Le fonctionnement de ce dernier est très simple et pratique grâce à la production de lumière de la LED. Si de la fumée s’insinue dans la chambre optique, la lumière LED se diffuse sur les particules de fumée. Le faisceau de lumière sera dispersé dans la chambre et touchera la cellule photo-électrique. La cellule va alors transformer la lumière en un courant électrique, qui déclenchera l’alarme sonore. Ce détecteur est le plus conseillé pour les feux domestiques.

Est-il vraiment fiable ?

Seuls les détecteurs optiques et thermiques sont autorisés en France, à condition que les appareils respectent les normes européennes de fabrication. Ils sont en mesure de détecter la fumée d’un incendie avant la formation de flammes, une fumée particulièrement concentrée (dense). Aucun risque donc qu’ils se déclenchent si vous fumez dans la maison. Par ailleurs, vous pourrez les éteindre ou les mettre sur pause si besoin, lorsque vous prévoyez de faire volontairement de la fumée en cuisinant par exemple. Ils se réenclencheront automatiquement au bout de 10 minutes pour éviter les oublis.

Ils sont d’ailleurs capables d’émettre un signal suffisamment fort pour réveiller les occupants dans leur sommeil. Le niveau sonore minimum est de 85 dB, ce qui correspond à un klaxon de voiture. Ils sont aussi équipés de piles ou de batterie, afin de ne pas dépendre du courant électrique. Lorsque la pile tombe en panne ou approche de la fin de charge, un bip est émis toutes les 30 secondes durant 1 mois afin que vous procédiez au changement nécessaire.

L’installation d’un détecteur de fumée optique

L’efficacité d’un détecteur de fumée dépend de plusieurs facteurs. Ainsi, il faut de préférence l’installer en hauteur, au plafond et près d’un mur. En effet, les fumées ont tendance à monter en hauteur avant de se propager dans toute la pièce. Le placer près du plafond a donc pour but d’assurer une détection plus rapide et de prévenir la propagation des flammes. Il faut également savoir que les détecteurs de fumée sont interdits dans les pièces humides comme la cuisine et la salle de bain, car la vapeur d’eau chaude et de cuisson peut induire le détecteur en erreur. Il est donc recommandé d’installer son détecteur de fumée dans la zone de nuit, à côté de votre chambre à coucher, ou dans le couloir. Depuis cette zone, il sera d’une efficacité optimale.

Il est aussi fortement conseillé pour les appartements et logements spacieux d’effectuer plusieurs installations de détecteurs de fumée, même si la norme réglementaire est d’un détecteur par foyer. C’est particulièrement indispensable pour les maisons à étages. Il faut en installer un par étage et par tranche de 70 m2. Vous pourrez opter pour des détecteurs reliés par réseau ou bien des détecteurs autonomes.