Travaux Isolation Rénovation Énergétique

Est-il nécessaire de réaliser des travaux d’isolation thermique ?

Vous avez prévu de réaliser des travaux d’isolation thermique dans votre maison ? Pour profiter d’un meilleur confort et réaliser les meilleures économies, procédez par étape. Ces quelques conseils avertis de professionnels de l’isolation vous permettront d’optimiser les résultats de vos travaux. Sachez que ce type de projet est réglementé.

SOMMAIRE :

1)      Pourquoi isoler son logement ?

2)      Comment isoler son logement ?

3)      L’isolation thermique par l’intérieur

4)      L’isolation thermique par l’extérieur

5)      L’isolation thermique intégrée

6)      Les travaux d’isolation

7)      Les aides à la rénovation énergétique

8)      Les démarches administratives à entreprendre pour une isolation

Pourquoi isoler son logement ?

L’isolation, thermique ou phonique est l’un des points essentiels à prendre en compte si vous tenez vraiment à améliorer la performance énergétique de votre maison. Cependant les travaux qui se rapportent à l’isolation d’un logement n’est pas vraiment facile à réaliser. Perte de chaleurs, ponts thermiques, matériaux, renouvellements d’air, primes à l’énergie, classe de consommation … le jargon de l’isolation est souvent difficile que certains n’arrivent pas à s’y retrouver. Lorsqu’on voit les index défiler à toute allure sur le compteur d’électricité ou de gaz, alors qu’on est obligé de garder le thermostat au-dessus des 20° degrés pour pouvoir assurer une température à peu près correct dans la maison, c’est que l’isolation présente des problèmes. En misant sur une bonne isolation, vous réaliserez des économies considérables sur vos dépenses énergétiques. En effet, la facture peut être réduite par deux fois. D’ailleurs, l’enjeu est bien plus qu’individuel, car une bonne isolation dans la totalité des maisons peut considérablement amortir certains problèmes comme les changements climatiques, les coûts énergétiques et la pollution entre autres.

Comment isoler son logement ?

Pour isoler l’extérieur d’une maison, pensez à équiper ses murs et ses façades. L’intérieur des sols ainsi que le plafond doit aussi faire partie du projet tout en passant par l’isolation des combles. Avant d’entreprendre les travaux d’isolation, vous devez tenir compte de vos besoins et détecter d’où viennent les déperditions calorifiques dans l’habitat.

Estimer ses besoins en isolation

Les pertes de chaleurs se font principalement au niveau :

  • C’est au niveau de la toiture que la perte de chaleur est la plus importante. En effet 30% des déperditions de chaleur se font par dans cette partie du logement. Ceux sont surtout les combles, perdus ou habitables, qui laissent filtrer l’air et passer le froid. Vous vous rendrez compte que votre toit est mal isolé lorsque la neige ou le gel fondent rapidement, en hiver (ils passent à travers le toit et s’établissent dans les combles).
  • 25% des pertes de chaleurs se font à travers les murs.
  • Les vitrages sont responsables de 15% des pertes. Vous pouvez être sûr qu’elles sont males isolées dès que vous constatez la présence d’eau ou de condensation sous les fenêtres. Pour régler le problème, Il suffit que vous prévoyiez l’installation d’un double ou triple-vitrages.
  • 5% des pertes se font par les sols. Peu de gens le savent sûrement, mais les carrelages et les planchers mal isolés peuvent causer des pertes de chaleur. Il convient donc de les couvrir de moquette ou de tapis afin de réduire les pertes et ainsi améliorer le confort.
  • Vous devez également tenir compte du fait que les fuites d’air, sans qu’elles en aient l’air, peuvent générer d’importantes pertes. Elles peuvent représenter 1/5 des pertes de chaleur dans une maison, ce qui est presque équivalentes à celles des murs.
  • Enfin, les ponts thermiques peuvent générer jusqu’à 5% des pertes.

Les matériaux isolants

Il existe 4 catégories de matériaux isolants. Il y a d’abord les matériaux naturels qui incluent

les fibres de bois,
la laine de mouton,
e liège, le chanvre,
les fibres de coco,
les plumes de canards,
l’ouate de cellulose,
les panneaux de roseaux,
la laine de coton,
les torchis,
la paille de lavande,
la toiture végétalisée.
Ensuite, il y a les matériaux synthétiques. Ils regroupent
le polystyrène extrudé,
le polyuréthane et le polystyrène expansé.
Pour ce qui est des matériaux minéraux, vous avez le choix entre
la laine de roche,
la laine de verre,
le verre cellulaire,
le perlite,
l’argile expansée et le vermiculite.
Enfin, vous pouvez réaliser vos travaux d’isolation avec des matériaux nouvelle génération comme les panneaux isolants sous vide (PIV) et aérogels.

L’isolation thermique par l’intérieur

Si vous souhaitez renforcer la performance énergétique de la toiture, des murs l’isolation thermique par l’intérieur (ITI) est une technique utilisée pour renforcer la performance énergétique des murs, de la toiture (isolation des combles perdus ou des combles habitables) et des planchers. L’isolation se fait par la pose de plaques d’isolant sur la zone à isoler. L’isolant peut être de la laine minérale, une solution performante et économique. Mais il existe également des isolants en laines végétales comme la ouate de cellulose. Enfin, certains isolants dits « isolants minces » sont constitués de films plastiques aluminés ou de plusieurs couches de feuilles d’aluminium.

Dans le cas de combles perdus, l’isolation peut également se faire par soufflage d’un matériau isolant. À noter que les ménages les plus modestes peuvent financer ce type d’isolation via le dispositif « isolation des combles pour un euro » dans le cadre du pacte énergie solidarité. L’isolation doit alors se faire obligatoirement par de la laine soufflée.

Dans tous les cas, l’isolation par l’intérieur, facile à mettre en œuvre, est moins onéreuse que l’isolation par l’extérieur. Mais, dans le cadre d’un chantier de rénovation, les pièces faisant l’objet des travaux ne seront plus accessibles aux habitants. Des travaux éventuels de déviation des conduites d’eau, de gaz ou des fils électriques ainsi que des travaux de finition comme la peinture ou la tapisserie seront à prévoir dans le budget. Enfin, isoler par l’intérieur réduit un peu l’espace de la pièce et l’épaisseur supplémentaire peut entraîner des gênes, pour l’ouverture des fenêtres, par exemple.

L’isolation thermique par l’extérieur

L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) est tout indiquée pour assurer l’isolation des toits, des murs et des combles. Assez onéreuse, cette solution nécessite des travaux de grande envergure. L’isolation par l’extérieur peut être mise en œuvre, quand vous réaliser des travaux de réfection de votre toiture ou lorsque vous procédez à un ravalement de façade. L’isolation thermique par l’extérieur offre l’avantage de recouvrir le bâtiment. Elle évite ainsi les ponts thermiques.

Il existe plusieurs techniques qui permettent d’assurer la pose de l’isolant. Elle peut se faire par collage ou par fixation mécanique par profilés ou encore en pose collée-chevillée. Cette dernière technique cache les défauts du support. Une large gamme d’isolants pour l’extérieur de la maison est disponible sur le marché. Les matériaux les moins coûteux sont la laine de verre et la laine de roche. Au contraire, les matériaux d’isolation par l’extérieur les plus onéreux sont les panneaux isolants sous vide (PIV) et le verre cellulaire.

L’isolation thermique intégrée

L’isolation thermique intégrée est une isolation des murs dans leur épaisseur. Elle n’est envisageable que lors des travaux de construction ou lors d’une opération de rénovation lourde, comme une extension ou une surélévation. L’isolation et la construction se font à l’aide d’un seul matériau. Les matériaux utilisés sont les briques mono murs en terre cuite également nommées briques multi alvéolaires ou les blocs et panneaux en béton cellulaire.

Cette technique d’isolation permet de gagner du temps et donc de faire des économies sur le coût de la main-d’œuvre. Parmi ses autres avantages, cette technique deux-en-un limite les risques de pont thermique et reste une solution de construction durable. L’isolation intégrée présente ainsi la même durée de vie que les murs porteurs. Le prix au mètre carré d’une isolation des murs dans leur épaisseur dépend beaucoup du coefficient de résistance thermique de l’isolant utilisé. Si vous souhaitez que votre maison individuelle bénéficie du label BBC (Bâtiment Basse Consommation), vous devez opter pour un matériau pour les murs, dont le coefficient est au moins égal à 4 m².K/W. Le coefficient annoncé sur le produit est garanti si celui-ci bénéficie du label de l’ACERMI, un organisme indépendant.

Lors d’un projet de construction, vous pouvez également réfléchir à des techniques naturelles pour isoler votre maison et la rendre moins énergivore. Ainsi, un toit-terrasse avec des végétaux renforce l’action de l’isolation thermique.

Les travaux d’isolation

On distingue les « petits travaux » d’isolation (pose de double-vitrage, de moquette, de rideaux, de stores, etc) des « gros travaux » (isolation des combles, des murs extérieurs, installation d’une chaudière (basse température ou à condensation). Les premiers représentent surtout une solution d’appoint mais ne permettent pas toujours de limiter de manière significative les dépenses énergétiques d’une habitation. Les seconds par contre, engendrent un investissement, mais qui s’avère rapidement rentable.

Par exemple, en installant une chaudière basse température au gaz naturel, vous réaliserez :

. Une réduction de 25% de votre consommation énergétique

. une baisse de 443€ sur votre facture de gaz, tous les ans

. une rentabilisation du coût des travaux au bout de 5 ans

L’isolation des combles perdus ou habités représente sans doute les travaux de rénovation énergétique les plus onéreux, mais elle est rapidement rentabilisée :

. une économie de 27% sur votre consommation énergétique

. une baisse de 474€ de votre facture de gaz, tous les ans

. une rentabilisation du coût des travaux au bout de 4 ans

Les aides à la rénovation énergétique

Dans le cadre des travaux de rénovation qui ont pour objectif d’améliorer la performance énergétique de votre logement, vous devez prévoir des travaux d’isolation thermique. Ainsi, si vous choisissez d’isoler votre habitation par l’intérieur ou par l’extérieur, vous pouvez prétendre à des à des aides financiers comme :

  • L’éco-prêt à taux zéro est un prêt qui ne demande aucun taux d’intérêt disponible pour tous, que votre revenu soit faible ou élevé. Il permet de financer les travaux de restauration qui ont pour objectif d’améliorer la performance énergétique d’un logement. Vous pourrez profiter de cette aide après vous être inscrit dans la transition énergétique selon la volonté du gouvernement de s’inscrire dans la transition énergétique. L’éco-prêt a pour principal objectif d’encourager le particulier à réaliser les travaux chez lui afin de réduire sa consommation énergétique et donc de contribuer à la préservation de l’environnement.
  • Le Crédit d’Impôt transition énergétique (CITE) vous épargne de 30% des dépenses éligibles (plafonné) compte tenu de l’impôt sur le revenu pour quelques travaux d’amélioration concernant la performance énergétique. Crédit supérieur au montant dû de l’impôt ou non-imposable ? L’excédent vous sera remboursé.
  • Les aides de l’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat) prévues dans le cadre de son programme « Habiter Mieux », qui offre aux consommateurs la possibilité de bénéficier d’une aide et d’un accompagnement pour assurer la rénovation de votre maison. Toutefois, pour en avoir l’accès, il faut que les travaux puissent réduire les pertes d’énergie de votre habitation.
  • La TVA à taux réduit (5,5%) pour tous travaux qui se rapportent à une amélioration de la performance énergétique.
  • Les aides des fournisseurs d’énergie : la plupart des fournisseurs de gaz et d’électricité exposent de nombreux diagnostics qui leur permettent de vous donner des conseils avisés et des attraits financiers tels que les prêts à taux intéressants et les primes pour des équipements thermiques performants (chauffe-eau solaire, pompes à chaleur, chaudières performantes, …) ainsi que pour rénover le bâtiment (remplacement d’ouvrants, isolation des murs et des combles, …).
  • L’exonération de la taxe foncière, sur délibération des collectivités locales, qui offrent une exonération de la taxe foncière sur les TFPB pour les habitations qui font l’objet, par le propriétaire, de dépenses d’équipement.

Vous devez garder en tête que certaines subventions sont souvent accessibles selon votre situation personnelle (locataire, propriétaire) et des caractéristiques de votre logement (date de construction, état de performance énergétique). Pour profiter de l’une de ces subventions, sollicitez les organismes ou les collectivités locales. Ils sont à même de vérifier votre éligibilité et vous conseiller de déposer un dossier.

Les démarches administratives à entreprendre pour une isolation

Si les travaux que vous entreprenez concernent uniquement l’isolation de votre maison, vous n’avez pas besoin d’un permis de construire. Cela parce que vous ne créez pas de surface supplémentaire au sol. Toutefois, vous aurez sûrement besoin d’une déclaration de travaux si vous rénovez l’isolation extérieure de votre habitat et si ces travaux ont un impact sur l’aspect extérieur du logement. C’est grâce à la déclaration préalable de travaux que l’administration pourra vérifier qu’un projet de construction est conforme aux règles d’urbanisme en vigueur. Elle est exigée en cas de réalisation d’aménagement de faible importance.